Coq ni escorte fontaine

Flying high heel. Das SM-Studio in dortmund swinger tantra rheinland. Proudly powered by Lumunu passion luxus escort sex date.

. 17 mars Rencontre sexe mature à Lyon avec une femme avide coq ni escort girl Femme Fontaine Pute De Tours Le Pont Roux Sexporno X Escorte. 10 janv. Xxx Film Escort Girl Asiatique Ritzing New Amateur Porn Video Sexe Ales La. escort girl fontaine. Et m'attire vers sa bouche COQ NI ESCORT GRASSE, Video sexe Maman salope se fait Fister. Il faut dire que le gars est. L'implacable torrent, sanspitié ni merci, .. Au bord des fontaines venues Liait le coq-à-l'âneau plaisant calembour Soudain la crainte etson escorte.

Coq ni escorte fontaine

BEST PORN WEBSITES VIVASTREET COMPIEGNE

Salvo in aliis jure nostro et in omnibus quolibet alieno. Quod ut firmum, etc. Actum Parisius, mense marcii anno Domini Mo ccco octavo. Son testament, daté du 4 juin , a été publié dans le t. XI des Archives hist. Elle avait épousé Maurice II de 13elleville, dont elle était veuve sans enfants dès l'an Elle portait aussi le titre de dame de 13eauvoir-sur-mer et de Commenuicrs, terres qui lui avaient été constituées en douaire. Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, quod nos, attendentes grata et accepta fidelitatis et devocionis obsequia, que dilectus et fidelis noster Ademarus, dominus de Archiaco, 1 miles, nobis hactenus exhibuit et impendit, ac speramus ipsum in posterum impensurum, damus et concedimus eidem Ademaro ea omnia, quocunque nomine censeantur, que et quecunque Guido, quondam cornes Marchie et Engolisme, habebat et possidebat in castro et castellania Archiaci, antequam Marchie esset cornes, tenenda et possidenda perpetuo à dicto Ademaro, heredibus successoribusque suis, à nobis et successoribus nostris, ad fidem et homagium ligium ac deveria consueta, idemque Ademarus pro predictis omnibus sic donatis fidem et homagium ligium nobis fecit, et ipsum ad hec pro dictis donatis recepimus.

Salvo in omnibus aliis jure nostro et quolibet alieno. Insuper, in nostra presencia propter hoc constituta dilecta et fidelis nostra Yolendis, comitissa Marchie, dedit et concessit dicto Ademaro, pro se et heredibus suis perpetuo, cessit eciam omnino et in ipsum Ademarum, heredes snccessoresque suos transtulit omne jus quod et quodcunque, ac racione quacunque se habere dicebat,. In quorum omnium, etc. Actum Parisius, mense aprilis, anno Domini millesimo trecentesimo nono. Amortissement en faveur d'Aimery Dupuy, bourgeois de La Rochelle, d'une rente annuelle de vingt livres, assise sur le grand lief d'Aunis, qu'il avait acquise de Thibaut des Granges.

Philippus, Dei gracia, Francorum rex. Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, quod nos Aymerico de Puteo, burgensi de Ruppella, concessimus de gracia speciali quod ipse, heredes et successores sui ac causam ab eo habituri, viginti libras annui et perpetui redditus, sitas in magno feodo Alnisii, quas dictus Aymericus à Theobaldo de Grangis justo titulo acquisivit, prout in litteris super hoc confectis plenius dicitur contineri, et pro quibus idem Aymericus nobisfinanciam prestitit competentem, habeant, teneant et imperpetuum pacifice possideant et quiète, absque coactione vendendi vel extra manum suam ponendi, aut prestandi nobis, vel successoribus nostris, aliam financiam qualemcunque.

Quod ut ratum, etc. Actum Parisius, anno Domini Mo ccco nono, mense aprilis. Amortissement en faveur d'Aimery, Bernard et Jean Dupuy, frères, bourgeois de La Rochelle, d'une rente annuelle de trente livres, assise sur le grand fief d'Aunis, qu'ils avaient acquise d'Elie Chenin, chevalier.

Actum Parisius, anno Domini Mo ccco nono, mense apri! Assignation en faveur de Raymond, vicomte de Fronsac, et de sa femme, sur les revenus de la prévôté de Saint-Jean d'Angety, d'une rente annuelle de deux cents livres, qui avait été donnée d'abord à Arnaud Raymond, panetier du roi, beau-pére du dit vicomte, sur les biens des rebelles en Gascogne. Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, quod, cum nos dudum dilecto Arnaldo Raimondi, de Solerio, panetario nostro defuncto, sui obtent.

Dantes nostris senescallo Xanctonensi et preposito prepositure predicte modernis et qui pro tempore fuerint, presentibus in mandatis ut eidem vicecomiti, ejus uxori et ab eis causam habituris, pretaxatum redditum de redditibus, proventibus et emolumentis prepositure predicte, singulis annis, deliberari et persolvi faciant, sine difficultate qualibet et alterius expectatione mandati.

Actum Livriaci, anno Domini Mo ccco nono, mense aprilis. Vidimus d'un acte de donation faite, le d6 janvier précédent, par Guy de Lusignan, seigneur de Couhé, à Geom-oy Tizon, chèvalier, de la terre de La Chèse, sise près te château d'Archiac JJ. Confirmation dés Jettres d'amortissè1. Raymond, vicomte de Fronsac, avait obtenu, en , un arrêt du parlement, condamnant le roi d'Angleterre à lui rendre le château de Fronsac et les fruits et revenus depuis le temps où Simon de Montfort aurait Su opérer cette restitution.

Tonnay-Boutonné 1, de Dompierre en Aunis et autres 3. Composition nnancicre acrordée entre Hugues de La Cei e, commissaire du roi, et Bernard de Marteaux, pitûr différents acquêts en fiefs nobles faits par ce! Saichent tuit nous avoir receu les lettres nostre seigneur le roy, contenanz la ourme qui s'ensuit Philippus, Dei gratia, Francorum rex.

Dilecto et fideli H. Ad nostrum pervenit auditum quod nonnulli fideies et subditi nostri Xanctonensis et Pictavensis senescalliarlim plura feoda nobilia, absque nostro consensu, in immobilium monasteriorum, ecclesiarum et ecclesiasticarum personarum manus mortuastranstulerunt; unde, cum ta! Voyez un acte d'avril 't3'M publié plus loin, p.

Acte publié dans les Archives hist. Hugues de La Celle, seigneur de Fontaine! H fut aussi conseiller au paiement de Paris et mourut avant le 15 septt mbre Volentes quod vos i!! In cujus rei testimonium, sigillum nostrum fecimus presentibus tnis apponi.

Datum Parisius, die yin julii anno Domini miiiesimo ccc nono. Item, de monseigneur Jourdain de Pranzac, un septen que il avoit pour raison de sa fame, en la dite arche, estimé à XL livres renduaus. Item, d'iceli monseigneur Jourdain, pour raison de sa dite fame, xx livres de rente en la dite arche, prises en avan-. Item, xvi livres renduaus de monseigneur Challes de Rochefort, prises en la dite arche, sus le septen que il a en la dite arche.

Item, ix livres renduaus de monsieur P. Andri, prises sus 1. Bernard de Marteaux et non de Marceaux, comme il a été imprimé par erreur à la page 28 , bourgeois de Saint-Jean d'Angé! Bernard, mourut en Ces renseignements sont extraits d'une note intéressante de M. Acte publié dans les Arch. Voir aussi le n" xxxv; du présent recueil. Item, xnn livres renduaus de Emeri et Guillaume Richart, de Rochefort, prises chascun an à Roichefort, sus les deus deniers maalle, que il ont en la coustume de vins, passanz à Rochefort.

Les queles choses dessus dites, en non dou roy nostre seigneur, en tant comme il li appartient, confermons au dit Bernart, à tenir de Il et des siens, senz ce que il ne H sien soient constraint de faire autre foiz finance des dites choses ne mettre horz de leur main.

Retenue la volenté nostre seigneur le roy, sauf en toutes autres choses le droit le roy et en toutes le droit d'autrui. Kn tesmoing de verité, nous avons donné au dit sire Bernart cestes lettres, seelées de nostre seel. Donné à Compnac, le jour de la sainte Katherine2, l'an de grace mil -ccc et nuef. Nos autem predictam confirmacionem per predictum mi!

Ponce de Mortagne, vicomte d'Aunay, seigneur deChef-Boutonne, etc. Peu de temps nprès, il fut chargé par Philippe le Long de l'administration du royaume de Navarre, qu'il gouverna pendant environ quatre ans Id.

Il vivait encore en De sa femme, Claire de Lezay, il eut une fille unique qui épousa Jean de Clermont, seigneur de Chantilly, maréchal de France, tué à la bataille de Poitiers. Actum Parisius, anno Domini Mccc nono, mense januarii. Moyennant soixante quinze livres, amortissement lui est accordé de vingt-cinq setiers de froment que son père avait acquis en fiefs nobles. Sachent fuit nous avoir receu les lettres nostre seigneur le roy, contenanz la fourme qui s'ensuit Philippus, Dei gratia, Francorum rex.

Ad nostrum pervenit auditum, etc. C'est assavoir de vint et cinq sextiers de froument rendu à la mesure de Saint-Johan par le dit feu mesLre Remont, au temps que il vivoit, acquis 1. Commission insérée dans les lettres précédentes. Il est nommé Itier du fuis dans un acte du 11 juin , où i figure avec ce titre de clerc d. Arbert, et de P. Passepoire, de Cornent, et sus les herbergemenz assis à Mursiau, à Vile et à Cornent, o leur appartenances et sus touz leur autres biens.

Item, de deux sextiers de monsieur Guillaume Hymbert, prestre, qui les avoit acquis dudit Arnaut Peloquin, sus son dit herbergement de la Malevau, o ses appartenances, et sus touz ses autres biens, prisié chacun sextier vint soulz renduaus, selonc la coustume de païs.

Les queles soissante et quinze livres, il doit paier au receveur le roy, establi par nous, en non de li, sus les finances à Saint-Johan d'Angeli. Lesqueles choses dessus dites, nous, en non du roy nostre sire, en tant comme il appartient ou puet appartenir, confermons au dit Johan de Lobet, à tenir de h et des siens, senz ce que il ne li sien en soient contraint.

Retenue la voulenté -de nostre seigneur le roy, et sauf son droit en autres choses et en toutes le droit d'autrui. En tesmoing de vérité, nous avons donné audit Johan cestes lettres, seeHées de nostre seel. Nos autem predictam confirmacionem per predictum militem nostrum, ut predicitur, factam, et omnia alia et singu!

Actum Parisius, anno Domini M ccc nono, mense januarii. Composition pécuniaire entre Hugues de t. Sachent tuit nous avoir receu les lettres nostre seigneur le roy, contenanz la fourme qui s'ensuit. Dilecto et fideli Hugoni de Cella, militi nostro, et senescallo Xanctonensi, salutem et dilectionem.

Rumor frequens auribus nostris intonuit, quod in senescaUiis Xanctonensi et Pictavensi, ac earum ressortibus quamplures portaciones armorum, violencie et a! Le nom de Bertrand Agace, ou Agache, figure sur une liste de conseillers lais de la grand'chambre du parlement, au mois de novembre reg.

H ne paraît avoir exercé la charge-de sénéchal de Saintonge que pendant les années est Cupientes, igitur utilitati nostre, rei publice subditorumque nostrorum salubriter providere, vobis, tenore presencium, committimus et mandamus quatinus de piano, sine strepitu judiciaro, de premissis omnibus et singulis veritatem diligencius inquiratis, criminaque neglecta legitime puniatis, de quibus vobis per inquisicionem hujusmodi constiterit, necnon jura nostra recelata quecunque, seu alienata, occupata, usurpata, à quibuscumque personis indebite, ad manum nostram celeriter retrahatis, à celatoribus et usurpatoribus hujusmodi emendari injurias et dampna legitime faciendo, per prepositos, servientes aliosque officiaros exacta, extorta, vel aliàs injuste ablata, vel accepta lests rcstitui facientes, et officiarios ipsos débite punientes, ac cetera premissa omnia et singula cedulo agentes, que nostro subditorumque nostrorum comodo videbitur expedire, nisi tales casus forsan fuerint, super quibus nos vel curiam nostram merito consulere deberetis.

Bona vero, que ratione delictorum vel aliàs nobis de jure, vel de consuetudine, obvenire debent, de quibus per inquisicionem legitimam constiterit, faciatis fisco nostro fideliter applicari.

In premissis autem exequendis alter vëstrum alterum non expectet. Volumus autem quod vos omnia premissa et singula, et ea tangencia, de plano et absque strepitu judiciario et figura judicii, vocatis tamen evocandis, rejectis dilacionibus, morosis et subterfugiis, frivolisque appellacionibus quibuscunque, quibus in partibus illis plerumque uti conantur, consuetudines allegando, curetis et.

Vos in premissis et eorum singulis taliter habituri, quod de industria et fidelitate vestris, de quibus non modicum confidimus, personas vestras commendare merito debeamus. Damus autem omnibus senescallis et omnibus justiciariis nostris, tenore presentium, in mandatis ut vobis in premissis et ea tangentibus efficaciter pareant et intendant. Actum Parisius, die vu" julii, anno Domini Mo ccc nono. Item, et que il, au temps de la dite guerre, avoit envoié, encontre la défense publiau, vins à Calays et à Courtray et partie des dites choses proposées peussent estre prouvées, contre le dit Huguet, tant par sa confession que par preuves, et partie estoit en doute; nous, à la requeste de li, pour raison de l'amende deue à nostre seigneur le roy, feismes composicion o Ii de son bon gré, et a finé à nous, en non du roy nostre seigneur, à deus cenz livres tournois, des quelz il nous ont satisfait, et en non du roy nostre seigneur, ledit Huguet Castaignon et les siens avons absolz et absolons des dites choses, proposées contre li, perpetuelment, en tant comme au roy appartient ou puet appartenir.

Retenue par tout sa voulenté et sauf son droit en toutes autres choses, et le droit d'autrui. En tesmoing de laquele chose, nous! Nos autem financiam predictam et absolucionem per predictum militem et senescallum Xanctonensem factam, -et omnia alia et singula suprascripta, rata et grata habentes, ea volumus, laudamus, approbamus et auctoritate nostra regia, tenore presentium, confirmamus. Actum Parisius, anno Domini Moccc" nono, mense januarii. Composition pécuniaire entre Hugues de La Ceiie, commissaire du roi, et Guillaume des Moulins, poursuivi pour avoir vendu des vivres aux Anglais et aux Flamands, pendant la guerre.

Sachent tuit nous avoir receu les lettres nostre seigneur le roy, contenanz la fourme qui s'ensuit Philippus, Dei gracia, Francorum rex. C'est la commission qui se trouve insérée dans les lettres précédentes. Retenue partout sa voulenté, et sauf son droit en toutes autres choses et le droit d'autrui.

En tesmoing de vérité, nous li avons donné cestes lettres, scellées de noz scaus. Donné à Paris, le samedi devant la saint Ylaire, l'an de srace mil ccc ix. Nos autem composicionem et absolucionem predictas per predictos militem et senescallum Xanctonensem nostros, ut predicitur, factas, et omnia alia et singula suprascripta, rata et grata habentes, ea volumus, laudamus, approbamus et, auctoritate nostra regia, tenore presentium, confirmamus. Quçd ut ratum, etc. Confirmation d'une composition financière conclue entre Hugues-de La Celle, commissaire du roi, et Jean des Prés, poursuivi pour homicide et autres crimes.

A touz ceus qui verront ces presentes lettres, Hugues de 1. Le 10 janvier n. La Celle, chevalier nostre sire le roy de France, et Bertrant Agace, chevalier d'iceli mesmes seigneur et son seneschal en Xanctonge, salut en nostre seigneur. Sachent fuit nous avoir receu les lettres nostre seigneur le roy, contenanz la fourme qui s'ensuit.

Dilecto et fideli Il. Par la vertu de la quele commission, comme il nous eust esté fait assavoir, tant par le procureur le roy, comme par la retacion de pluseurs autres persones dignes de foi, que Johan des Prez avoit batu Johan Bouguerin d'un baston, et que il avoit passé un sien cheval sus le cors du dit Johan, par la quele bateure le dit Johan Bougueric avoit esté mort et d'autre part, que le dit Johan des Préz avoit esté consentenz d'assaillir en armes et de ferir d'un baston Gieffroy Blanchart, pour lequel batoign le dit Gieffroy fut impotenz et morut.

Et outre ce, nous fu fait assavoir que le dit Jehan des Prez avoit mis ou fait mettre un homme en un lit comme malade, et parloit en non du prevost de Flay, et faisoit une donacion, en non du dit prevost, à Johan d'Aglis de l'ebergement de Flay et des appartenances. Le dit Johan des Prez disant le contraire.

Nous, resgardé l'attestacion et oïs les tesmoingnages des garanz, amenez sus les dites choses, tant de par le procureur le roy nostre sire que de par le dit Johan, à monstrer sa dite innocence, et eue plaine deliberacion o sages homes sus ce, pour ce que nous trouvasmes les dites choses estre douteuses en partie, à la requeste du dit Johan, feismes composicion à li, en non 1.

Voyez le n" xxm précédent, page En tesmoing de la quele chose, nous au dit Johan avons donné cestes lettres, seellées de nostres seaus. Donné à Saint-Johan d'Angeti, le dimenche en la feste saint Clément l'an de grace mil ccc et nuef. Nos autem composicionem, financiam et absolucionem predictas, ac omnia alia et singula, prout superius plenius sunt expressa, rata habentes et grata, ea volumus, laudamus, approbamus et auctoritate nostra regia, tenore presencium, confirmamus. Nostro in ahis et alieno in omnibus jure salvo.

Quod ut perpetuum, etc. Actum Parisius, anni Domini M ccc nono, mense februarii. Philipppus, Dei gratia, Francorum. Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, nos infrascriptas vidisse litteras, formam que sequitur continentes A touz ceus qui verrunt cestes presentes lettres, Hugues de La Celle, chevalier nostre seigneur le roy de France, sa1.

Sachent tuit nous avoir receu les lettres le roy nostre seigneur, contenans la forme qui s'ensuit Philippus, Dei gratia, Francorum rex. André Balon était mort avant le 19 juillet Voyez ci-dessous le no xxxiv , laissant des enfants, entre autres un fils nommé aussi André, bourgeois de La Rochelle, qui eut à soutenir plus tard un ong procès au parlement de Paris, contre Jean Ayraut, lieutenant du sénéchal de Saintonge puis, celui-ci étant mort, contre ses héritiers, Pierre et Jeanne Ayraut, pour divers abus de justice, dont il prétendait avoir été victime de la part de ce lieutenant, qui l'avait, paraît-il, condamné au bannissement et a l'amende, sans le plus petit motif, et lui avait causé toute espèce de préjudices.

Jean Ayraut le poursuivait reconventionnellement pour rebellion et outrages. H7, vo, -m, v, , v. H est probable qu'il appartenait à la famille saintongeaise de Matha toutefois il serait difficile de l'identifier avec le Guillaume de Matha, chevalier, dont il est question dans la pièce.

Item, d'un tiers d'un fieu qui est près de La Jarrie, tenant d'une -part au grant fié au seigneur de La Jarrie et, d'autre part, au fié dou Retailh, et de l'un chief à la ville de La Jarrie, soit en complanz, en terrages et en toutes autres choses, lequel tierz fu jadis à -madame Agnès, feme monseigneur P. Item, de la terce partie que le dit Guillaume Joulain, valet, avoit en tout un fié, qui est près de La Jarrie, appelé vulgaument le fié Ameri Jousseaume 2 et ès lieus du dit fié, le quel se tient d'une par au grant fié aus dames de La Jarrie, et d'autre part au fié du Retailh, et d'un chief à la ville de La Jarrie, et de la moitié que il avoit en un autre fié qui est assis entre La Jarrie et Chatigné, et ès issues d'icelui fié, le quel fié est près de Chatigné, et se tient d'une part, au dit grant fié as dames de La Jarrie, et d'autre part aus vignes aus Vauvignons, et d'un des chief au chemin par ou l'en vêt de La Jarrie à La Jerne, et d'autre chief au fié Nlarder ce est assavoir en complanz, en terrages, en gardes, en recepz, en garcages, en rentes, en cens et en toutes autres choses que il acquidrent du dit valet.

Item, d'un setier de forment de rente, que il acquidrent de Marquise Chabote, feme feu Pierre Chabot, de l'Ille Royan, et Marguerite et Guillaume Chaboz, fil et file de la dite Marquise et dou dit feu P. Chaboz, assis sus la moitié d'un molin d'aigue, sauf l'untain qui est au gué de Virent tenant. Les noms de Pierre Chabot, de Genouillé, et d'Agnès, sa femme figurent dans une charte de donation, du 17 mars , citée par M.

Sur divers membres de des familles vivant dans ta première moitié du 2. Item d'autres que P. Chabot, valet, avôit en complanz de deus pieces de vigne, que il ont ou fié qui est appellé le fié Aymer Joceaume, dont l'une piece se tient, d'une part, à la vigne Guillaume de La Porte, et d'autre part à la vigne Guillaume Le Roy, et d'autre part à la vigne Johan Angelier, et l'autre piece se tient d'une part à la vigne André Angeler, et d'autre part à la vigne au dit-Pierre et au dit G.

Valon sic , et d'autre part à la vigne aus Stephaneaus de La Jarrie les queles n pieces de vigne estoient au quint de complant, qui fu franchi du dit valet. Item de xxv sols de cenz que il acquidrent de Geffroy de Mauzé, valet, sires dou Gué de Virçon, de trente sols de cens que avoit chascun an portez à La Jarrie, sus un fié que l'en appcioit le fié dou Pui-Roulant, qui est près de La Jarrie.

Item d'une pièce de vigne, qui soloit estre terre gaanable et estoit au septen qui est franchi, ou vi sols que il ont et tiennent ou fié Morin la quele piece de vigne qui soloit estre terre fut jadis à Arnaut Possart, d'Aigrefeulhe, valet, et se tient d'une part au chemin par où l'en vet de La Malholere à Virçon, et d'autre part à ia terre Johan Gilebert, et d'autre part à la terre Johan de Compigne, et d'autre part au terres des Martins, la quel piece de vigne il franchirent de Tebaut Morin et de Arnaut Possart.

Item de xv sommes de vendenge que il acheterent d'Ousanne Gauterele, sus sa partie que prant ou fieu au seigneur de Cigoignes, à Auton. Les queles sis yinz quatorze livres et huit sols tournois il doit paier au receveur le roy, establi par nous, en non de li, sus les finances à Saint-Jehan d'Angely.

Les queles choses dessus dites nous, ou non du roy nostre seigneur, en tant. Retenue la volenté de nostre seigneur le roy, et sauve son droit en autres choses et en toutes le droit d'autrui. Donné à Paris, le quatorzen jor de février l'an de grace mil trois cenz et nuef. Nos autem financiam predictam et omnia alia et singula suprascripta, rata habentes et grata, ea volumus, laudamus, approbamus et auctoritate nostra regia, tenore presentium, confirmamus.

Salvo in aliis jure nostro et in omnibus jure quolibet alieno. Quod ut perpétue firmitatis robur optineat, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Actum Parisius, anno Domini M ccc nono, mense marcii. Confirmation de la convention conclue entre les commissaires du roi et Jean Brun, de Bouhet, pour les droits de nouveaux acquêts, par lui dûs à Cha'nbon, Virson et Bouhet.

Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, nos infrascriptas vidisse litteras, formam que sequitur continentes. A touz ceus qui verront ces presentes lettres, Huges de La Celle, chevalier nostre seigneur le roy de France, et seigneur de Fontaines, salut en nostre Seigneur.

Sachent tuit nous avoir receu les lettres le roy nostre sire, contenans la forme qui s'ensuit. C'est assavoir pour raison d'une mote o ses appartenances assise en la paroiche de Chambon, que il acquist de la dame du Fé.

Item, pour rayson des prez et des motes, qui furent jadis des Testaux, assises en la dite parroiche près le herbergement aus Martins. Item, pour raison de cent souls de rante acquis sus les biens Gyefïroy de la Croz, le seigneur de Chartoigne. Item, huit sols de rente sus les biens des Martins et sont en la dite parroiche. Item, la sexte partie que il possedit en la moitié de la dieme, en la paroiche de Chambon, la quele dieme se devise ou le seigneur de Partenay et avec Eubrie de Villepouge.

Item, des fiez qui furent la dame du Gué. Item, des fiez vulgaument appelez le fié Paen, les quiex fiez sont assis entre les grandes ayes de Boet et l'iglise de Saint-Vincent, et l'iglise de Chambon. Item, du fié vulgaument appelé le fié du Lays, le quel né est assis entre les grant ays de Boet et de Virson.

La suite comme au n" xxt précédent. On trouvera plus loin des lettres de noblesse qui lui furent octroyées par Charles le Bel, le 28 juin Item, pour raison d'un journau de pré assis en la parroiche de Saint-Sauveur, joignans au prez de dame Climance Jobertine, qui fu P. Item, cinc sols de rente assis sus les terrages qui furent Jehan Augis vallet, assis en la parroiche de Virson, les quiex terrages possedit P.

Item, de un sextier de froment et d'un sextier de mousture assis ou terrage de Suiré, acquis de Guillaume de Aygnis et de sa fame. Item, de une mine de froment, assis sus les terrages que tiennent li- diz ti Pastrenostre, de Sordon. Item, de la quarte partie du fié de la Faya, assis en la parroiche de Corson, acquise de la dite La Clergessa, de Benaon. Item, les prez assis près de la Moute la Milant, joignans aus prez le prieur du Pui-Ravel, d'une partie, et de l'autre part aus prez Richart Guillot.

Item, d'un quartier de vigne blanche assis près son herbergement novel de La Brande, en la parroiche de Boet. Les queles soissante livres il doit paier au eceveor le roy establi de par nous, en non de li, à Saint-Johan d'Angeli, sus 1.

Beauchet-Filleau cite un Gautier d'Allemagne, valet, seigneur d'Andiuy-tes-Marais, mort avant le mois d'avril d, qui était vraisemblablement le père de celui-ci. Le fief d'Allemagne relevait de Surgères. Nommé dans une transaction de ce genre passée entre Simon Piquois, de Tonnay-Boutonne, et le commissaire du roi, le 15 novembre Les quelles choses dessus dites, en non du roy nostre sire, en tant comme il! En tesmoing de verité, nous avons donné audit Jehan cestes lettres seelées de nostre seau.

Donné à Paris, le mercredi avant Pasques, l'an de grace mil troys cenz et nuef. Nos autem predictam financiam prescriptis commissariis ipsius militis nostri à dicto Johanne, et confirmacionem à dicto milite nostro factam, et omnia alla et singula suprascripta, rata et grata habentes, ea volumus, laudamus, approbamus et auctoritate nostra regia, tenore presentium, confirmamus. Actum Parisius, anno Domini M ccc nono, mense aprilis. Permission accordée à Laurènt Poussart, dé La Rochèllè, clerc du roi, d'acquérir cent livres dé ren ,e annuelle en fièfs et arrière-nefs, èt dé lés tenir féodalemeut bien qu'il né fût pas noble JJ.

Permission au maire et à la commune de Saint-Jean d'An gély d'imposer un droit de douze deniers par tonneau de vin, dont tes deux 1. Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, quod nos magnam reparacionis et sustentacionis neccessitatem que in portu de Orgoilleto et portis situatis in ipso portu, in qua Vultunia. Quod ut firmum et stabile permaneat in futurum, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Quelques mots évidemment omis par le scribe rendent ce passage obscur.

Confirmation dè l'assiette d'une rente an-,nuelle de soixante livres faite par Hugues de ,La Celle, au nom du roi, à l'abbé de Charroux, en échange des fiefs du vicomte de Limoges et de Geoffroy, seigneur de Pons, mouvant de ladite abbaye JJ. Notum facimus universis, presentibus et futuris, nos infrascriptas vidisse litteras, formam que sequitur continentes.

A touz ceus qui verront ces presentes lettres, Huges de La Celle, chevalier nostre seigneur le roy, salut. Sachent tuit nous avoir receu les lettres nostre seigneur le roy, contenanz la forme qui s'ensuit: Par la vertu des queles lettres, le prieur et li frères de l'aumosnerie Saint-Jehan près La Rouchele ont finé ou nous, en non du roy nostre seigneur, pour les choses et rentes qui s'ensuivent Premièrement, c'est assavoir d'une meson qui est en la Ville-Deuz, qui fust Johanne de La Court, ou la seignorie et ou les appartenances que la dite Johanne y avoit.

Publiée dans les AfcMoM historiques du Poitou, t. Suit la commission d'Hugues de La Celle, déjà publiée précédemment, sous le n" xxt, page Item, la motié d'un treuth qui est, à La Roche-Bertin, ou ses appartenances, qui fut au dit Aymery Chappeau: Item, quinze livres de rente sus les choses toutes qui furent Robert de Chambon.

Les queles choses furent estimées pour la loiauté des diz prieur et freres valoir quatre vinz livres renduaus, et non plus, dont la finance vaut, par les fruis de trois années, douze vinz livres tournois, et de la quarte année les avons mis en respit, tant comme au roy plaira.

Les queles douze vinz livres il ont paié au receveur le roy par nous establi en la seneschaucie de Xanctonge sus les finances, si comme le dit receveur nous a tesmoingné. Les queles choses dessus dites nous, en non du roy nostre seigneur, en tant comme à! Donné à Paris, et de nostre seel seelé, le jeudi avant Pasques 1 l'an mil ccc et diz. Nos autem premissa ornnia et singula in suprascriptis contenta litteris, rata habentes et grata, ea volumus, laudamus, approbamus et auctoritate regia, tenore presentium, confirmamus.

Nostro in alienis et alieno quolibet in omnibus jure salvo. Quod ud firmum et stabile permaneat in futurum, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Actum apud Credulium, anno Domini M ccc undecimo, mense aprilis.

Notum facimus universis, presentibus et futuris, quod, cum dudum Gaufridus Vigerii, dominus quondam Dampnepetre, domicellus, propter nonnullas injurias et violencias ab eodem domicello priori Podii liborelli 1, senescallie Xanctonensis et gentibus ipsius prions, necnon Gaufrido Routerii, servienti nostro, eidem priori ad ipsius custodiam per senescallum nostrum Xanctonensem, pretextu quarumdum nostrarum litterarum eidem senescallo directarum, deputato, illatas, per arrestum curie nostre 2, eidem priori pro dampnis suis in ducentis libris turonensium, et dicto serviènti, qui per factum et culpam ipsius Gaufridi altera manu factus fuerat inutilis, in quingentis libris, ut exinde sibi emeret redditum ad vitam, ac nobis in mille libris currentis monete debilis pro emenda condempnatus fuisset, senescallusque noster qui tune erat, pro eo quod idem domicellus non habebat in bonis mobilibus de quibus posset, tam nobis quam personis predictis, de summis predicte pecunie satisfacere, castrum de.

Dampnapetra cum suis pertinenciis universis ad manum nostram posuisset et eadem publice exposuisset venalia, abbasque de Maleztis 3 pro dicto castro et ipsius appendiciis obtulisset duo milia et centum libras turonensium monete supradicte, idem senescallus, predicto mediante precio, dictum castrum cum suis universis pertinenciis ad opus nostrum retinuit et nos1.

L'arrêt est du 5 juin ; il se trouve dans le t. Le prieuré de Saint-Hilaire de Puilboreau était sous la sauvegarde royale, comme dépendant de l'abbaye de Bonnevaux. Nos igitur predicto domicello, ad requisicionem quorumdam ipsius amicorum pro ipso nobis humiliter supplicantium, et specialiter consideracione dilecti et fidelis Alani de Monte Andicum, militis, cujus filiam eidem doinicettus habere noscitur in uxorem, graciam volentes facere pleniorem, ut- eidem in hac parte pio compacientes affectu, eidem Gaufrido Vigerii et uxori sue predicte, eorumque heredibus, successoribus et causam ab eis habituris predictum castrum cum ipsius pertinenciis universis, sub infrascriptis condicionibus, ex nunc reddimus, concedimus et donamus, videlicet quod, leveiis per nos de dicto castro et ipsius pertinenciis, postquam ipsi ad manum nostram predicta occasione devenerunt, penes nos totaliter remanentibus, tanquam nostris, ipsum casLrum cum ipsius pertinenciis in manu nostra remanebit, donec de leveiis indè proveniendis nobis in summa dictorum duorum milium et centum librarum turonensium monete debilis, fuerit integre satisfactum.

Volentes et expresse concedentes quod, facta nobis de dictis leveiis solucione totalis summe predicte, predictum castrum cum ipsius pertinenciis eidem domicello, [uxori] sue predicte ipsorumque heredibus, successoribus et causam ab eis habituris, ex tunc libéré revertatur, et ipsa tenere, tanquam sua, valeant et de ipsis facere suam omnimodam voluntatem. Quod ut ratum et stabile permaneat in futurum, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum.

Actum apud Credulium, anno Domini M ccc undécimo, mense aprilis. Alain de Montandre, en latin, le plus souvent, de Monte Andronis. Un contrat de vente de moulins, faite par ce personnage à Hugues de La Bussicrc, clerc, acte maiheurcuseMent incomplet, est publié dans c t.

Alain de Montandre, outre ses possessions en Saintonge, était seigneur de Grisse, grand fief situé sur la paroisse de Chéneché, en Mirebalais M. Ratification des conventions passées entre Hugues de La Celle, commissaire du roi, et Guillaume illaingot, sire de Surgères, touchant leurs droits respectifs sur. Primo videlicet est actum et ordinatum inter nos quod dominus rex habebit in dicto portu et toto rivo aque, et in tota villa citra rivum et ultra instituendo, usque ad metas per gentes domini regis et nos, dictum dominum Surgeriarum, limitandas, omnem justiciam altam et bassam, et confiscacionem et confractionem navium et mercium, et 1.

Voyez aussi Archives hist. Item salvum michi remanebit, dicto domino Surgeriarum, et meis hominibus pedagium quod ante habebamus ibidem. Item pro quolibet dolio vini debent solvi sex denarii parisiensium pro coustuma dicti portus, de quibus ego, dictus dominus Surgeriarum, habebo quartam partem per manum gentiuin domini regis pro premissis concedendis, et de omnibus aliis rébus per dicta loca transeuntibus et solv'entibus' costumam, ego dictus dominus Surgeriarum habebo similiter quartam partem.

Item actum est inter nos et homines qui ad institucionem dicti portus contribuent, videlicet quod nobiles et religiosi de bonis, ex hereditate vêt redditibus suis provenientibus, ni chil solvent in dicto portu, nisi sint mercennarii vêt mercatores.

Item est actum quod nobiles et religiosi supra portum possint rivos faccre in terra nostra, dicti domini Surgcrarium, per quos possint vina sua adducere, ve alia bona, et reducere ad dictum portum sine diminucione juris et costume domini regis.

Item quod contribuentes in institucione dicti portus habebunt tres annos ad solvendum imposicionem contribucionis predicte, videlicet terciam quolibet anno. Et dominus rex dabit nemus pro portubus et pontibus faciendis, qui fuerint neccessarii ad institucionem dicti portus, temporibus presentibus. Que omnia-nos dictus dominus Surgeriarum, pro nobis et hominibus nostris parrochiarum predictarum, volumus et promittimus servare.

Et nos dictus Hugo de Cella ea volumus, nomine domini nostri regis, ipsius voluntate re5. In cujus rei testimonium, sigilla nostra duximus presentibus apponenda. Datum apud Sanctum Johannem Angeliacensem, salvo in aliis jure suo et in omnibus quolibet alieno, sabbato ante festum beate Marie Magda! Nos autem premissa omnia et singula, prout acta sunt per dictos mititem nostrum et dominum Surgeriarum et superius sunt contenta, rata habentes et grata, ea volumus, laudamus, approbamus et auctoritate nostra regia confirmamus.

Nostro in aliis et alieno in omnibus jure salvo. Confirmation des compositions pécuniaires conclues par Hugues de La Celle, au nom du roi, avec tes héritiers d'André fiaton, et avec Guillaume Bâton, son frère, contre lesquels des poursuites étaient com-.

Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, nos infrascriptas vidisse iitteràs, formam que sequitur continentes. A touz ceus qui verront ces presentes lettres, Hugues de La Celle, chevalier nostre seigneur le roi de France, salut. Sachent fuit que nous avons receu les lettres nostre seigneur le roy, contenans la fourme qui s'ensuit Philippus, Dei gratia, Francorum rcx.

Rumor frequens auribus nostris intonuit, etc. Le 17 juillet C'est le texte de la commission insérée dans les lettres publiées plus haut sous le no xxm, page Ledit André proposant à sa deffense que monseigneur Guy Chavrier, chevalier nostre seigneur le roy et son seneschal lors en Xanctonge, présent et consentant, Jehan de La Chapelet député du roy à enquerre et savoir de telle maniere de forfaiz l'avoit accusé des dites choses devant le dit seneschal, et enquis diligianment des diz articles opposés dudit Jehan de La Chapelle, à ce député, ledit seneschal ne les pout trouver estre vraies, à ce que il peust condempner le dit André, à la fin à quoi il tendoit, si comme il disoit, ançois l'avoit absoulz le dit seneschal, si comme il est contenu en ses lettres, ou deus cens livres tournois paiés au roy nostré seigneur pour eschiver travaus et despens, si comme il disoit.

Et monstroit encores une lettre de court, en quoi il estoit contenu que la sentence du seneschal leur fust tenue et gardée, se il n'aparissoit collusion. Et comme nous, enfourmés des genz le roy, eussions trouvé que collusion avoit esté faite de la partie dudit Johan de La Chapele, envoié commissaire de par le roi à enquerre sus les faiz dessus diz, et que le mefait selon sa quantité n'estoit mie puniz deuement, ançois disiens le dit André Balon et ses biens estre forfaiz au roi, non contrestant la finance faite o ledit seneschal, et Johan Pierre de Peiré, dit de Chartoigne, valet, pour raison de Perronnelle sa fame, fille et heritiere dudit feu André Balon, disant et proposant plu1.

On trouve un Jean de La Chapelle, chatetain de Nemours, panetier du roi en et A la parfin ledit Pierres des choses dessus dites, non voulant attendre le travail du plet ne les choses qui s'en povaient ensuirre, et pour ce que il et sa fame peussent estre à touzjours, maiz en pais et avoir lettre de confirmacion de la court, de sa volenté et à sa requeste, fina à nous à cent livres tournois petiz que il a paié à receveur le roi, par nous en non de li establi en la seneschaucie de Saintonge, sur les finances, si comme le dit receveur nous a tesmoignié.

Et nous, à la requeste de H et à la prière d'aucuns de noz granz seigneurs de la court et de ses autres grans amis, la dite finance, ou non du roi, en tant comme à li appartient et puet appartenir, acceptasmes et agreasmes, et les diz feu André, Pierre du Peiré et la dite Perronnelle, sa fame, leurs biens, leurs hoirs et successeurs, absosimez et absolons à touzjours mais des dites choses proposées. Retenue la volenté nostre seigneur le roi sus ce, et sauf son droit en autres choses et en toutes le droit d'autrui.

En tesmoing de vérité, nous leur avons donné cestes lettres seelées de nostre seel. Données à Compnac, le lundi avant la Magdalene 1, l'an de grâce mil ccc et onze. Nos autem financiam predictam et omnia et singula suprascripta, rata et grata habentes, ea volumus, laudamus, approbamus et auctoritate nostra regia, tenore presencium, confirniamus.

Actum apud Corbolium, anno Domini Mcccxi, mense septembris. Similis littera, ut est precedens littera, facta fuit pro Guillelmo Balon, nichil addito, nichil remoto, excepto tantummodo quod pro se et heredibus suis finavit pro trecentis libris turonensium, de similibus maleficiis sibi impositis, ut plenius in precedenti littera continetur. Confirmation d'une transaction conclue entre Hugues de La Celle, commissaire du roi, et les habitants de La Rochei e. Ceux-ci accordent quatre mille cinq cents livres au roi pour leur part de l'aide levée à l'occasion du mariage d'Isabelle, fille de Philippe le De!

Notum facimus uni- versis, tam presentibus quam futuris, nos infrascriptas vidisse litteras, formam que sequitur continentes. Universis presentes litteras inspecturis, Hugo de Cella, miles domini nostri regis, salutem in Domino. Noveritis nos litteras prefati domini regis récépissé, 'formam que sequitur continentes Philippus, Dei gratia, Francorum rex. Datum Carnoti, xxvm die septembris anno Domini millesimo ccc decimo. Dilecto et fideli Hugoni de Cella, militi nostro, salutem et dilectionem.

C'est un renouvellement de la commission donnée à Hugues de la Celle, le 8 juillet , et qui est publiée plus haut sous le n" xxt, p.

Le texte en est exactement semblable la date seule est différente. Elle mourut le 21 novembre , et fut enterrée dans l'église des cordeliers de Londres. Quarum auctoritate litterarum, nobis nomine regio impetentibus majorem et homines communitatis ville Ruppelle super hoc quod acquisita per ipsos in feodis nobilibus extra manus suas ponerent, vel de hiis finarent, item quod domino regi predicto, racione maritagii filie sue, illustris regine Anglie, prestarent subsidium, ipsisque majore, burgensibus et hominibus communitatis dicte ville, et ejusdem suburbiorum, è contrario dicentibus se de jure ad hoc non teneri, et ipsos super hiis et eorum quolibet munitos privilegiis et libertatibus et libertatum possessionibus, ac multis racionibus in parlamento Parisiensi ab ipsis propositis, tam in facto quam in jure, consistentibus, quare ad premissa, ut dicebant, minime tenebantur, nec ipsos ad hoc posse cogi.

Tandem prefati major, burgenses et homines communitatis dicte ville, viam litigii adversus dominum regem evitare volentes et ipsius benivolenciam retinere desiderantes, ex sua mera liberaHtate et pro bono transquillitatis et pacis, absque suorum previlegiorum et libertatum lesione et absque juris sui in aliquo diminucione, et absque eorum prejudicio, quatuor mille et quingintas libras monete currentis hobis, nomine quo supra, concesserunt.

Et ipse dominus rex omnes acquisiciones olim factas, usque ad diem date presencium litterarum, in feodis, retrofeodis nobilibus, dictis majori, burgensibus et hominibus confirmabit, habendas, tenendas ab eis et eorum heredibus et successoribus, vel ab eis causam habentibus, in perpetuum, absque coactione vendendi vel extra manum suam ponendi, vel solvendi financiam pro eisdem. Et si forte contingeret arrestum reddi in parlamento contra ipsos, quod, non obstantibus suis previiegiis et racionibus, de quibus remanent sub arresto, ad subsidium tenerentur pro dicta filia maritanda, nichilominus hac vice ab hujusmodi subsidio rëmanebunt liberi et immunes.

De qua summa jam mille libras Stephano Marcelli, pro domino. Et nos promisimus et promittimus cis titteram sufficientem prefati domini regis de cera viridi sigiUatam, super ratificacione prcmissorum pro posse faccre confirmari.

Et hoc omnibus, quorum intercst et interesse potest, significamus per bas présentes lifteras, sigillo nostro sigillatas. Nos autem omnia et singula supradicta, rata et grata habentes, ea volumus et laudamus, approbamus et, tenore presencium, auctoritate nostra regia, confirmamus. Quod ut firmum et stabile permaneat in futurum, presentibus nostrum fecimus apponi sigiUum.

Actum Parisius, anno Domini millesimo trecentesimo duodecimo, mense maii. Confirmation du traité passé entre le commissaire du roi et Bernard de Marteaux, bourgeois de Saint-Jean d'Ange!

Phitippus, Dei gratta, Francorum rex. Dëtiste, dans la Bibl. A touz ceus qui orront et verront ces presentes lettres, Hugues de La Celle, chevalier nostre seigneur le roy de France, salut en nostre Seigneur.

Sachent tuit que nous avons eu et receu les lettres nostre seigneur le roy, contenans la forme qui s'ensuit Philippus, etc. Ad nostrum pervenit auditum, etcJ Et comme Bernart de Marteaus, bourgois de Saint-Jehan de Angeliers, ait acquis les choses qui s'ensuient en fiez nobles c'est à savoir un sestier de blé, moitié froument et moitié mestive, assis en la chastelerie de Taunay-Charante, de monsieur Guillaume Aubert, chevalier.

Item, un sextier de froument de rente des dames de Baugaudieres, assis à Saint-Oiment. Item, le tiers d'une maalle parisine de rente extimée xv. Item, vu livres de rente de Geffroy de Rabainne 3, assises seur ses deus deniers dou dit monsieur Guillaume Remont. Item, XL solz de rente deArsant Baudrie,s. Texte de la commission d'Hdjues de La -CeUe publiée plus haut, sous le no xx , p.

Geoffroy de Rabaine, dont e nom s'est déjà rencontré plus haut, confirma, le! Item, une maalle parisie dp rente des Aubertz, estimez à L livres de rente, assises seur la coustume de deus [deniers] parisis de rente, que il prennent en la coustume dou dit pont de Taunay. Item, xxx livres de rente assis seur le fief de Biaupuy de monseigneur Arnaut de Anibleville,l chevalier. Item, xxx livres de rente assises seur le fief de Batipaumes de monseigneur Guillaume de Gorville.

Item, xxv livres de rente de monseigneur Hugues de Cuigeres, chevalier, assises seur la coustume de vins passans. Item, x livres de rente de Guiot Acharie, assise sus les deus deniers que il prent en la dite coustume du dit pont de Taunay. Item quarente sols de rente de Guillaume et Pierres Gieffroy, assiz sus la partie aus Giem'ois, que il prennent en la dite coustume du dit pont de Taunay. H était frère de Guillaume d'Ambleville, chevalier, dont deux actes sont' venus à notre connaissance.

Par le premier il cède aux abbé et religieux de la'Couronne, du consentement d'Arnaud, son frère, et d'Almodis, sa mère, la moitié indivise du moulin d'Eycumier sur la Né, paroisse de Verrières, contrat du 23 juillet , publié dans les Arch. Le second est une vente faite au roi d'une rente de cent livres qu'il percevait sur les issues de la sénéchaussée de Saintonge, le 18 juillet Arnaud d'Ambtevitte avait épousé Letice de Surgères.

Denys d'Aussy dans tes Arch. Les queles choses et rentes acquises dessus dites sont estimées à xn, xx et xv livres de rente. Et comme par la vertu des lettres du roy nostre seigneur dessus dites, nous demandissions pour le roy nostre seigneur au dit Bernart de Martiaus, pour raison des dites choses acquises, si comme dessus est dit, les fruiz de m années des choses dessus dites acquises pour lui, ou que il les meist hors de sa main.

Le dit Bernart disant que par les establissemans du roy saint Loys, il n'estoit tenuz à paier finances des choses dessus dites, comme entre le roy nostre seigneur et les seigneurs, dont les diz acquès sont tenuz, ait de quatre jusques à sis seigneurs mehans.

Nous disans pour le roy nostre seigneur, à la fin, que le dit Bernart fut tenuz de paier au roy les fruiz de trois années que les dites choses acquises vatoient de rente car les establissemans du roy saint Lois ne se estendoient fors qu, aus choses qui avant le dit establissement avoient esté acquises, et non mie aus choses qui seroient acquises au temps avenir, et que en ceste maniere avoit esté desclairé et déterminé par les gens du conseil le roy.

A la parfin, nous, cu deliberacion et conseil o le senechal et les autres genz le roy de la seneschaucie de Xanctonge sus ce mesmemant, car entre le roy nostre seigneur et les seigneurs dont les dites choses sont tenues a 'de quatre jusques à sis seigneurs mehans, si comme le dit Bernart nous a afermé par son seremant, nous avons accordé pour le roy nostre seigneur, se il!

Retenue sus ces choses la volenté du roy nostre seigneur et sauf son droit en autres choses et en toutes le droit d'autrui. Donné à Fontaines et seellé de nostre seel, ie jeudi avant Noël l'an de grace mil ccc et onze. Nos autem omnia et singula suprascripta, per dictum militem nostrum facta et acordata, ut supradictum est, rata et grata habentes, ea volumus, laudamus, approbamus et auctoritate nostra regia, tenore presentium, confirmamus. Salvo in aliis jure nostro et in omnibus -quolibet alieno.

Quod ut ratum et 'stabite perpetuo perseveret, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigiUum. Actum Parisius, anno Domini M ccc duodecimo, mense junii. Notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, quod, supplicante nobis dilecto et fideli nostro Gaufrido, domino de Ancenis 1. On trouvera à leur date des lettres de juin , extraites du registre JJ.

Après la mort de Geoffroy d'Ancenis, cette terre échut en partage à sa fille cadette, Catherine, femme de Regnault de Vivonne, comme l'indique un accord du 10 mars J. Facta igitur et reportata nobis dicta inquesta, eaque visa et diligenter inspecta, quia per eam constat dictas nundinas rei publice dicti loci et locorum circunvicinorum esse utiles et posse fieri sine juris prejudicio alieni, idcirco nos, ad supplicacionem ipsius militis, dictas nundinas in loco de Esnande predicto, tenore presencium, auctoritate regia et ex gracia speciali, instituimus et ordinamus, anno quolibet, ab ipso ejusque heredibus et successoribus imperpetuum, per se vel per suos, in dicto festo estivali beati Martini, cum tribus diebus sequentibus tenendas.

Quod ut firmum permaneat in futurum, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigittum. Actum Pontisare, mense junii anno Domini M ccc duodecimo. Cession à Nicolas Brumart, châtetain de Denon, du manoir de Bors, qu'il avait acheté pour le roi et paye de ses deniers. Nolentes quod idem Nicolaus, aut ejus heredes predicti, in possessione et explectacione dicti manerii et pertinenciarum suarum, pro eo quod nomine nostro comparatum extitit, impediantur de cetero vel molestentur quomodolibet per quemcurnque.

Nostro et alieno in omnibus jure salvo. Des lettres du 23 octobre confient à un nommé Nicolas Bernard la garde du château et de la forêt de Benon, et la surveillance des ventes dans les forêts de Poitou et de Saintonge JJ. Ce doit être e même personnage, dont le nom a été défiguré, soit ici, soit dans l'acte de , par la négligence du scribe. Les lettres qui viennent d'être citées sont puhtiées dans le t.

Confirmation du traité passé entre le commissaire du roi et Foucher de Peyroux, clerc, de Pons, touchant les droits de nouveaux acquêts dus par cetui-ci.

Universis presentes litteras inspecturis, Hugo de Cella, miles domini nostri regis Francie, salutem. Noveritis nos recepisse litteras dicti domini regis, formam que sequitur continentes Philippus, Dei gratia, Francorum rex. Item, dicebat quod in pluribus acquisicionibus suis erant tres medii domini et plures inter venditores et dictum dominum regem, et, secundum dicta statuta, dicebat se de talibus acquisicionibus ad financias non teneri.

Proponebat insuper tam se quam alios innobiles, à quibus causam habet, multa de hiis que acquisivit per sexaginta decem annos et amplius possedisse, et, secundum dicta statuta, de rebus tam diu possessis à personis innobilibus dicebat financias non deberi. Voyez le texte de cette commission plus haut, n" xx! Cette rencontre et cet appareil n'étaient point l'effet du hasard; c'était une combinaison ingénieuse qu'avait arrangée le nouvel empereur. Il lui déplaisait, à lui, souverain élu de la veille, d'aller en grande cérémonie et en tenue officielle au-devant d'un autre souverain, fût-ce même le successeur de saint Pierre.

Ce qui lui aurait bien autrement répugné, c'eût été de se prosterner devant lui et de lui donner même en apparence, cette marque de déférence chrétienne qui est d'usage à l'égard des pontifes et qu'à Vienne Joseph II n'avait pas refusée au prédécesseur de Pie VII. Tout cela se trouvait sauvé par le fait d'une rencontre fortuite en pleine forêt un jour pluvieux du mois de décembre. Tout avait été prévu en effet, et les pas comptés à l'avance. Quand le pape fut à une distance convenable, l'empereur s'approcha à son tour, et tous deux s'embrassèrent.

Il avait été réglé que l'empereur ramènerait le Saint-Père au palais de Fontainebleau dans sa propre voiture; mais qui monterait le premier? C'est là qu'éclata toute l'habileté du futur duc de Rovigo.

Les conducteurs de cette voiture la firent avancer, comme par une sorte d'inadvertance, de manière qu'elle séparât l'un de l'autre Pie VIl et Napoléon.

Des hommes apostés aux deux portières et qui avaient le mot d'ordre, les ouvrirent en même temps. L'empereur prit celle de droite, un officier de la cour indiqua au pape celle de gauche; ils montèrent tous deux ensemble. L'empereur se mit naturellement à droite, et ce premier pas, ajoute avec une satisfaction visible le zélé serviteur de Napoléon, décida de l'étiquette pour tout le temps que devait durer le séjour du pape à Paris.

A Fontainebleau, le pape fut reçu avec grande solennité par Joséphine, par la famille impériale et par la cour entière, réunie à l'entrée du bel escalier qui occupe le milieu de la façade du vieux château. Ses regards, encore plus animés que d'ordinaire, semblaient dire: On voyait que son pied, quoique baisé par tout le monde, ne se reposait pas avec confiance sur ce sol qu'il touchait pour la première fois.

Le mélange d'une cour tout ecclésiastique, où des hommes qui n'étaient même pas tonsurés portaient le vêtement épiscopal, avec cette autre cour militaire resplendissante du luxe et de l'éclat bruyant des armes, présentait le plus saisissant contraste.

On aurait pu se croire au Japon le jour où l'empereur du ciel et l'empereur de la terre se rendent visite devant le peuple Au ministre Fouché, qui lui demanda comment il avait trouvé la France, le Saint-Père répondit avec un véritable attendrissement: Je l'ai traversée au milieu d'un peuple à genoux. L'Église romaine et le premier Empire. Le culte est rétabli. Henri Froment précise que le maire, nommé depuis l'an par le Préfet, fut de à , François César de Cordeboeuf-Beauverger, marquis de Montgon le nouveau châtelain.

Ancien officier de l'armée royale il est resté fidèle aux Bourbons. Comme l'enseignement a été trop longtemps négligé, le conseil municipal, se préoccupe de faire rouvrir une école dans un local vétuste en face de l'église, proche de la maison communale, donc situés à l'angle des actuelles rues Chevreul et du Général-de-Gaulle.

Vers la fin du Premier Empire, les événement se précipitent. Le ciel s'assombrit à nouveau sur Bourron et sur tout le pays. Les avis de décès de jeunes soldats sacrifiés au cours des lointaines campagnes napoléoniennes se multiplient.

Les réquisitions ruinent les habitants. Malgré la batterie d'une dizaine de canons hâtivement implantée au-dessus du Pavé du Roy dans le but de retarder l'envahisseur, les troupes prussiennes et bavaroises investissent la région et rackettent durement les autochtones.

Les gens du pays sont contraints de cacher leurs familles, leur bétail, les objets précieux et leurs réserves alimentaires dans des grottes dissimulées en forêt ou dans les bois du château, comme ils le feront en 1. Même situation difficile durant les Cent-jours. Il reprend par la même occasion, dans les actes qu'il signe, tous ses titres et ses grades prudemment mis de côté durant la période troublée qu'il vient de vivre.

De la Restauration à la Commune de Paris. De la Restauration en à la Révolution de , Bourron et Marlotte vont connaître quelques décennies de paix.

La population des deux hameaux, longtemps limitée à ou habitants après la saignée révolutionnaire et la ponction des guerres napoléoniennes, va croître inexorablement pour atteindre environ habitants vers le milieu du XIXe siècle, chiffre qui restera longtemps très stable.

Essentiellement agricole, le village vit de son vignoble, de ses vergers la pomme de Bourron est renommée, de ses pépinières, de l'exploitation des bois communaux ou privés, du maraîchage et du produit de ses fermes. Le lecteur curieux trouvera dans l'ouvrage d'Henri Froment L'Histoire de Bourron-Marlotte des origines à nos jours 1 , des détails très intéressants sur le coût de la vie, le prix des marchandises, les salaires et la rémunération du travail des adultes, des femmes ou des enfants, aux différentes périodes de la vie du village, notamment au XIXe siècle.

Louis XVIII pardonna au marquis, ancien officier de l'armée royale resté constamment fidèle aux Bourbons son passé de maire sous le règne de l'usurpateur. Dès lors, la monarchie durablement consolidée, le châtelain, redevenu premier magistrat de sa commune, reprendra dans le préambule des actes qu'il signe, la noble formule: Si la Révolution de n'entraîna pas de remous notables dans la région, il n'en sera pas de même pour celle de Bourron connut quelques violentes échauffourées, notamment au cours des "fameuses journées de juin", où des opposants voulurent empêcher par la force les Gardes Nationaux de la commune à gagner Paris pour une réunion.

Le marquis Barthélémy de Montgon qui avait succédé à son père en n'était jamais parvenu à se faire apprécier par ses administrés. Déjà peu aimé et très controversé, il fut suspendu et remplacé par François Cabin et Pierre Maroteau deux vignerons républicains respectivement maire et adjoint de la commune. Jean-François Cabin Maire de Bourron de à , ancêtre d'Henri Froment L'abbé Oudin, trop engagé dans la défense du trône et de l'autel doit se réfugier à Fontainebleau.

L'une des principales difficultés de ce temps résidait dans les litiges incessants opposant les paysans au pouvoir suite à l'incursion destructrice du gibier royal sur leurs terres, sans indemnisation de leurs dommages. Le maire fut contraint de nommer des gardes assermentés pour refouler et maintenir le gibier sur le domaine royal.

L'École L'école aussi posait problème. Après des années d'illetrisme institutionnel programmé par la république des sans-culottes, l'école des garçons fut réouverte sous l'Empire, vers Sous l'impulsion du curé de la paroisse et de l'instituteur et conseiller municipal Savinien Guiou, les garçons de Bourron et de Marlotte réapprirent à lire, à écrire et à compter.

De à , ce sont les Pelletier, une dynastie d'instituteurs qui prit la relève au presbytère, inculquant, les rudiments d'un enseignement primaire à des générations de petits paysans. En , la commune acquit en face de l'église, une maison certes modeste mais dont le toit allait abriter à la fois le presbytère, l'école et la mairie. Histoire de l'enseignement à Bourron-Marlotte.

Entre et , l'apparition de deux bistrots accueillants, appartenant au menuisier Saccault et au bourrelier-matelassier Antoni, favorisera le séjour d'écrivains, de poètes et d'artistes-peintres parisiens venus croquer la nature sur le motif. Lorsque des chambres d'hôtes eurent complété l'installation sommaire de ces établissements, Henry Murger et ses amis y créèrent un véritable cénacle. Cette colonie d'artistes dont parlaient les gazettes parisiennes attira touristes et curieux avides de connaître cette ambiance joyeuse si bien décrite dans les Scènes de la Vie de bohême , roman qui valut gloire et fortune à son auteur.

Notons au passage que si dans ses livres et sa vie libre Murger apparaît comme un joyeux drille, ses amis, témoins de son intimité, parlent aussi de son caractère taciturne et de longs moments de déprime.

Hôtel de la Renaissance Le 14 août , l'arrivée du chemin de fer dans la région apportera à Bourron, Marlotte, Grez, Montigny et les autres communes d'alentour une vivifiante bouffée d'oxygène, relançant avec bonheur une économie stagnante. Une nouvelle route directe reliant Fontainebleau à Marlotte et à Montigny, facilita l'accès à ces villages, favorisant le développement du commerce déjà stimulé par l'afflux de visiteurs et l'écoulement des produits régionaux vers la capitale.

Cette ouverture sur le monde vaudra aux villages de Marlotte et de Bourron, encore éloignés l'un de l'autre d'un quart de lieues, une renommée dépassant de très loin le modeste rayonnement de cette première communauté artistique réunie à autour de Murger. Le bouillonnement d'idées, d'esthétiques diverses, souvent opposées, qui éclosent ici, seront à la base de la fantastique révolution intellectuelle et artistique qui va secouer et submerger l'Europe tout entière.

Le château A la mort du marquis François de Montgon, en , ses biens furent partagés entre ses deux fils, sa veuve se réservant l'usufruit du château, avec une clause lui permettant de percevoir une rente si le domaine venait à être vendu. Le fils aîné, Barthélémy de Montgon, succédant à son père à la mairie et héritant de la majorité des biens et du château, se révéla un piètre administrateur doublé d'un fieffé coquin.

Joueur invétéré, coureur de jupons, il dilapida rapidement la fortune familiale et s'endetta outrageusement. Haï par les habitants pour ses incartades et l'exercice d'un droit de cuissage suranné, ce jeune marquis prédateur, non content de ruiner les finances de la commune, spolia le village de la source Saint-Sévère qui lui appartenait depuis deux mille ans.

L'ayant inclue dans son propre patrimoine afin de revendre son eau, elle appartient aujourd'hui encore au domaine du château, n'ayant jamais été restituée à la commune! Cela dit, vu l'incivisme ambiant, notre belle fontaine est sans doute mieux protégée des déprédations et mieux entretenue par les châtelains actuels.

Complètement ruiné, Barthélémy de Montgon dut céder le château et son domaine au baron de Brandois. En , le château de Bourron appartint pour quelques années des Brandois aux Piolenc.

Ce fut la marquise douairière Adrienne de Piolenc, née Adrienne de Morgan qui acquit le château. Elle y mena joyeuse vie et grand train jusqu'à sa mort, en compagnie de son fils Joseph-Marcel, et de sa belle-fille Charlotte Jacqueline Gaigneron Jollimont de Marolles.

Joseph de Piolenc avait hérité le marquisat en à la mort de son père Joseph-Marcel-Alexandre. Tout jeune officier de voltigeurs il s'était illustré à la bataille de Malakoff. Les noces somptueuses qui l'unirent à Charlotte furent célébrées en au château de Bourron.

Voici comment Henri Froment nous décrit cet épisode de notre histoire: Il a quitté le service actif, mais garde des liens étroits avec la garnison de Fontainebleau. Il gère ses biens de Bourron, où il est Conseiller municipal.

Lieutenant de Louveterie, il peuple son parc de daims et de chevreuils et organise dans ses bois de fumantes parties de chasse. C'est le temps glorieux des équipages, et le curé Pougeois finit par refuser d'aller déjeuner au château le dimanche, car il se trouve très gêné à la vue des aristocratiques épaules généreusement découvertes de ces dames, dont les robes à crinolines, fort étoffées dans le bas, le sont très peu dans le haut!

L'abbé Oudin, fin lettré et curé dynamique, mais très imprudent dans ses comptes prévisionnels, avait entrepris de coûteux travaux de restauration pas trop bien conçus et des acquisitions contestées par le maire, qui entraînèrent un endettement excessif. Entre et le presbytère est déplacé en prévision des gros travaux nécessités par la restauration de l'édifice. Les vieilles croix de fer de l'ancien cimetière que les familles ne réclamèrent pas furent réutilisées comme croix de carrefour ou croix de mission.

Ce cimetière est toujours le nôtre. Quant à Marlotte, sa population augmente plus vite que celle de Bourron, les deux villages ne se trouvant réunis au sein d'une même commune qu'en Activité économique Entre et , le travail ne manque pas à Bourron et Marlotte. Entre l'exploitation des carrières de grès, celle du bois de chauffage et de charpente, la culture des vergers, des champs et des jardins, l'élevage, la pêche et le braconnage, le petit peuple parvient à manger à sa faim.

Parallèlement à la construction du chemin de fer le transport fluvial se développe lui aussi facilitant l'échange des marchandises lourdes ou encombrantes. Le roi Louis-Philippe et la famille royale séjournent souvent à Fontainebleau ce qui entraîne de gros travaux de restauration et d'entretien et du travail pour les artisans de Bourron et leurs compagnons. Napoléon III et sa Cour aiment aussi beaucoup Fontainebleau, où l'on continue les travaux; l'impératrice vient volontiers jusqu'ici dans sa petite voiture à un seul cheval, avec sa dame de compagnie.

L'abbé Pougeois auteur d'une biographie de l'orientaliste Michel Vansleb, mort dans la misère et enterré à Bourron en , parvient à intéresser l'empereur à son histoire et à financer la restauration de sa tombe dans l'église.

Le monarque accorda même une subvention qui permit à l'abbé de faire éditer son ouvrage. Ce fut l'écrivain Octave Feuillet, bibliothécaire du château de Fontainebleau, qui, en , lui remit en mains propres ces six cents francs, dans son presbytère de Bourron. Abbé Pougeois Lorsque la guerre de s'achève par la cuisante défaite militaire que l'on sait, entraînant la chute du Second Empire, l'invasion allemande, l'avènement de La Commune et beaucoup de malheurs, c'est l'extinction des feux et la fête joyeuse semble finie.

L'occupation allemande du château et l'installation d'une "ambulance" prussienne occasionnent de nombreuses dégradations. Le château est même à deux doigts d'être incendié par représailles 1.

En la famille de Montesquiou-Fezenzac succède aux Brandois et aux Piolenc. Leurs descendants en sont aujourd'hui encore les heureux et dynamiques propriétaires. La Guerre de et l'occupation allemande Souvenirs de l'invasion de D'après les notes d'un habitant de Bourron transcrites par Isidore Lenoble.

Pendant la malheureuse guerre de , Bourron eut à subir continuellement, pendant près de six mois, des passages et des logements de troupes allemandes. Il eut, en outre, à fournir de nombreuses réquisitions et à payer des sommes d'argent comme contributions de guerre. Le relevé officiel des frais occasionnés par l'occupation allemande pour la commune de Bourron accuse d'une dépense de La première apparition des Prussiens à Bourron eut lieu le 22 septembre C'était un détachement de hommes de la garde royale de Bavière qui marchait sur la Loire, après la capitulation de Sedan.

Dans la montagne sableuse, la route avait été interceptée par des abattis d'arbres, par des tranchées et des barricades de pavés. Les Prussiens sommèrent les habitants de Bourron d'aller à la hâte enlever les barricades et combler les tranchées.

Les coups de crosse de fusils et de plats de sabre pleuvaient sur ces pauvres enfants de la France, que nos cruels envahisseurs obligeaient, sous peine de mort, à travailler contre leur patrie et qu'ils fusillaient s'ils osaient travailler pour elle.

La seconde invasion eut lieu le 14 septembre C'était un mélange habilement combiné de Westphaliens, de Hessois, de Hanovriens, de Wurtemburgeois, de Sleswig-Holsteins, etc. La première invasion n'avait été qu'une ondée, celle-ci fut un déluge. La commune fut écrasée à la fois par le nombre de ces tristes ennemis, par leurs exigences, leurs brutalités et leur rapacité.

Chefs et soldats rivalisèrent d'insolences et d'odieuses vexations. Le Général Chanzy qui commandait l'armée de la Loire, luttait avantageusement contre le prince Frédéric Charles et faisait beaucoup de mal à l'armée prussienne. Celle-ci ayant besoin de renforts, un corps de 30 à Une portion considérable de ce détachement appartenait à l'armée royale de Prusse. Bourron fut encore envahie le 3 Janvier par 4 à de ces Prussiens commandés par le Général Koblinski, polonais de nation.

Généralement, les habitants eurent moins à se plaindre, cette fois, des brutalités et des déprédations des soldats allemands. Néanmoins, comme dans les autres invasions les maisons abandonnées de leurs habitants furent littéralement mises au pillage. L'autorité prussienne frappait les communes de contributions exorbitantes. Bourron qui ne versa effectivement que francs était imposé à plus de Quelques communes se sont hâtées de tout payer pour se libérer et se mettre à l'abri des vexations ennemies.

Mais pour qui connaissait les Prussiens, c'était une naïve générosité, car plus on leur donnait plus on aiguillonnait leur cupidité. Les communes qui ont eu la fermeté de résister sans s'effrayer des instances de l'ennemi, ont pu sauver leurs écus, mais il faut dire aussi que le plus souvent le Maire et quelques notables étaient emmenés en prison par les Prussiens avec menaces d'être transportés en Allemagne.

C'est ainsi que le mercredi 22 février, les Prussiens stationnant à Fontainebleau viennent réclamer une somme de 7. Guyou, Président de la Commission municipale, déclare qu'il n'a entre les mains que francs; il consent à les leur verser, mais à la condition qu'ils n'emmèneront aucun otage. Les Prussiens reçoivent cette somme et disent ensuite au Maire: Berger, rentier, étant venu sans défiance parler à M.

Guyou fut emmené prisonnier avec lui. L'aumônier parcourant Bourron et Marlotte fait un appel aux hommes de bonne volonté et les invite à se joindre à lui pour aller à Fontainebleau redemander à l'autorité prussienne le Maire de la commune.

En effet, vers 2 heures de l'après-midi, près d'une centaine d'hommes tant de Marlotte que de Bourron se trouvent au rendez-vous indiqué sur la place publique à Bourron et partent en corps pour Fontainebleau.

Sur la route, avant d'être en vue de l'obélisque, où se trouvait un poste de sentinelles prussiennes, il se divisent par groupes de 8 et 10 et se séparent pour entrer dans la ville par différentes portes, sans exciter l'éveil des factionnaires, se donnant rendez-vous sur la place de la sous-préfecture où résidait le commandant prussien.

Otages de Bourron à la prison de Fontainebleau en Malheureusement, ce commandant qui prenait le titre de sous-préfet était parti à Melun d'où il ne devait rentrer que le lendemain.

Pougeois et Noret membre de la commission municipale de Bourron se présentèrent chez l'adjudant M. L'officier se montra on ne peut plus poli et respectueux pour les solliciteurs, mais il déclara qu'en l'absence du sous-préfet, il n'était que le gardien des prisonniers et qu'il ne pouvait, de sa propre autorité prononcer leur mise en liberté.

Il offrit aux délégués de Bourron un permis pour visiter les prisonniers, ce qu'ils firent avec empressement. Ils trouvèrent à la prison, avec M. Guyou et Berger, M.

Roux, président de la commission municipale de Nemours, M. Lavaurs, Maire de Montigny sur Loing. Ils rendirent compte à M. La démarche eut le résultat souhaité, le lendemain, au retour du sous-préfet prussien, M. Guyou fut renvoyé à Bourron. Berger fut gardé en prison pendant huit jours.

Après les préliminaires de paix ratifiés le 1er mars par l'Assemblée nationale de Bordeaux, Bourron logea successivement trois détachements de troupes prussiennes se retirant vers l'est et 22 mars Pendant l'invasion, pour soustraire leurs animaux à la rapacité des ennemis, les habitants de Bourron et de Marlotte avaient préparé des cabanes dans les rochers de la forêt. On en construisit un certain nombre dans les bois dépendant du château, entre Bourron et Recloses; mais les plus nombreuses, les plus vastes et les mieux conditionnées se trouvaient parmi les rochers abrupts et solitaires du Long-Rocher, sur les confins de Marlotte et de Montigny.

Ces cabanes étaient solidement construites avec des arbres, des branches et du gazon et resteront probablement longtemps visibles pour la curiosité des âges à venir. Dans les jours où l'arrivée subite des Prussiens était à craindre, les hommes, les femmes et même les jeunes filles quittaient leurs maisons avant l'aurore, partaient dans les bois avec les chevaux et les vaches. On se souviendra longtemps à Bourron de l'invasion de Denis de Chailly de à Abbé Souillard, curé de à Abbé Jacques Labbé, curé de à ?

Abbé Roquignot, curé de ? Abbé Pierre Rousset, curé de Bourron de à Abbé Lacorrège, curé de à Abbé Jean Oudin, , curé de à Abbé Louis-Alexandre Pougeois, curé de à L'existence d'un église à Bourron, au même emplacement, près de la demeure seigneuriale et de la source, remonte au Moyen-Âge.

L'abbé Villemin fait remonter son origine au Xe siècle; Albert Bray, architecte des Monuments historiques précise qu'elle date probablement de la seconde moitié du Xe siècle. Selon les travaux de M. Patin, l'église Saint-Sévère s'élèverait à l'intersection de deux axes de l'ancienne cadastration romaine et se trouve orientée selon ces axes.

Il se peut donc qu'elle ait été construite sur l'emplacement d'un ancien monument gallo-romain. L'Orgue de Bourron L'église Saint-Sévère possédait un orgue de 10 jeux sur 2 claviers et un pédalier construit à partir d'éléments anciens par Bernard Dargassies qui fut inauguré en par Anne-Marie Barat.

Au fil des ans, cet orgue subit les rigueurs du temps dans une église mal chauffée et n'offrit plus aux organistes qui venaient jouer sur ses claviers l'excellence souhaitable. La Mairie, quelques associations dynamiques et motivées s'associèrent pour l'acquisition et l'installation d'un nouvel instrument digne de la tradition de notre village d'art.

Cet orgue de 15 jeux sur 2 claviers et pédalier, d'esthétique romantique allemande, a été construit par le facteur d'orgues Yves Fossaert de Mondreville Sa bénédiction eut lieu le Samedi 7 Décembre et fut suivie d'un magnifique récital joué à 4 mains par Marie-Ange Leurent et Eric Lebrun.

Orgue de Bourron Nouvel orgue de Bourron-Marlotte Sans doute, ce prestigieux instrument suscitera-t-il de jeunes vocations dans notre village et alentour, comme au XIXe siècle des peintres unirent leurs talents pour former le célèbre "Groupe de Marlotte".

La tradition la fit naître en Sicile, au 4e siècle. Ayant refusé les avances d'un jeune homme épris de sa beauté elle s'enfuit loin de chez elle. A la mort de son père, à l'enterrement duquel elle voulut assister, sa mère voulut lui faire épouser un prince de Bretagne. Durant ce voyage elle fut capturées par les Huns avec ses compagnes, parmi lesquelles Sainte Ursule. Avoye en sortit saine et sauve, mais captive d'un chef barbare qui souhaita la prendre pour épouse.

Elle réussit à se libérer et s'en fut solitaire dans la région de Boulogne où sa beauté et sa charité firent "miracles et merveilles". Si belle que soit cette légende, elle n'est pas historique. Etudiant en droit, il devint avocat à Bordeaux avant de séjourner à Toulouse où il entama une carrière prometteuse. Affligé par la mort prématurée de son épouse qu'il chérissait, il se retira dans un ermitage près de Béziers, vivant en ascète, avant d'entreprendre des études de théologie dans un couvent de Marseille.

Ordonné prêtre, il se rendit auprès de saint Martin de Tours dont il fut le disciple et le biographe. En réalité la plupart des villages en lisière de forêt que nous allons visiter ont été habités par de petits groupes d'artistes et d'écrivains qui participèrent au rayonnement de cette entreprise artistique et littéraire dont le siège social se trouvait dans les sentes et les clairières du massif de Fontainebleau.

Dès , Corot et son ami Michallon - ils avaient tous deux vingt-cinq ans - y séjournèrent, et peignirent les premiers paysages connus de la Gorge aux Loups et de La Mare aux Fées. Caruelle d'Aligny, le richard de la bande, partageait son temps entre Barbizon et Marlotte, où il fit construire une maison qui fut reprise par Corot. Olivier de Penne, peintre animalier connu pour ses scènes de chasse, y passa ses dernières années.

Alfred de Musset y vint fréquemment entre et L'auteur de La vie de Bohème, généralement accompagné d'une grisette, bien entendu, fut une des personnalités marquantes et accueillante du pays. Son enthousiasme, entretenu par de grandes rasades de café et d'alcool, était communicatif; on vit débarquer des bandes joyeuses de romanciers, de musiciens et de poètes.

Théodore de Banville, puis François Coppée y passaient leurs vacances. Zola écrivit L'Assommoir à l'auberge de la mère Anthony dont la fille passe pour avoir inspiré le personnage de Nana. C'est à Marlotte que, selon la tradition, Jules Renard aurait écrit Poil de carotte.

L'école du village porte d'ailleurs son nom. Au cours de l'été , Octave Mirbeau effectue une randonnée à pied entre Bourron-Marlotte et Bourbon l'Archambault, escapade qu'il évoque dans Sac au dos. Paul et Victor Margueritte y possédaient une villa où s'élaboraient leurs romans à succès. En , dans une lettre à sa mère, Ludovic Halévy écrit: Nous sommes arrivés hier à cinq heures.

Murger et Paul Dhormoys nous attendaient sur la route. Nous avons quitté la patache qui nous cahotait depuis une heure à travers la forêt et nous avons fait notre entrée dans le village au milieu d'une belle haie de vilains chiens qui sortaient par bandes des ruelles et des maisons. Les Parisiens étaient réunis chez le charron.

C'est le personnage le plus important de l'endroit. Il tient un cabaret qui est le Café Anglais de Marlotte et j'y ai découvert l'élixir de Lamartine.

C'est une manière de curaçao contenu dans une bouteille sur laquelle est collée une étiquette dont le style du chantre d'Elvire fait tous les frais. Le grand homme écrit à l'inventeur de cette drogue que sa découverte est admirable, qu'il n'y a pas de liqueur comparable à sa liqueur Je te dis la vraie vérité.

Voilà le punch Grassot et le vermouth Lassagne bien dépassés. Mais je reviens à mon charron qui porte le nom poétique d'Anthony. Étaient présents à son cabaret écoute bien ces grands noms Gomsey fils, peintre; Sainte-Marie, idem; Lefèvre, Daumier fils, idem; Chabouillé, architecte; Murger, Dhormoys, Busnach et moi nous avons complété le groupe qui, tu le vois, réunissait les gloires les plus pures et les plus incontestées de la France.

Le pays est charmant et si vous habitiez une de ces cabanes que j'ai là devant les yeux, au milieu des plus beaux arbres du monde, c'est dans un trou comme celui-ci que j'aurais grand besoin de passer un grand mois. Mais comme vous êtes à Auteuil, comme il y a un Moniteur de l'Algérie qui m'attend, je partirai mercredi matin pour dîner le soir avec vous et reprendre jeudi mon train-train de bureaucrate.

Les deux premiers vivent dans l'aisance, Renoir est presque dans la misère. Il lui arrive de venir de Paris à Marlotte à pied. Dormant le soir dans une grange. Le trio est inséparable. Ils partent pour de grandes randonnées à travers la forêt, vers Recloses, Milly, le château de Courances.

Jeune homme se promenant dans la forêt de Fontainebleau À droite: Lorsqu'il meurt en , dans sa maison de Moret, Cézanne avait déjà, à plusieurs reprises, pris le chemin de Marlotte, comme s'il fallait assurer le relai. Une église du XVe siècle est juchée sur un promontoire où l'on accède par des escaliers. Les anciennes maisons rurales font bon ménage avec celles qui ont été bâties sans tapage par des Parisiens épris de verdure et de repos champêtre. Ce n'est point la banlieue.

Jardins mystérieux, terrasses fleuries sur la rivière, tout y dit les plaisirs tranquilles. Le XIXe siècle n'y a pas fait étalage de ses ridicules et de ses ostentations. Ce bourg, entre Paris et Fontainebleau, est célèbre par la curieuse histoire du marquis de Brunoy, gentilhomme fort riche et fort extravagant , disent les chroniques du temps.

A dix ans, le gamin donna un coup de couteau à son percepteur qui lui faisait une observation et ce geste fut accompli en présence de vingt convives rassemblés autour de la table paternelle. Le marquis se maria à vingt ans et sitôt après la messe ne voulut jamais revoir sa femme. Son goût préféré était l'organisation de somptueuses processions religieuses; il habillait les prêtres et les paysans de chasubles luxueuses y déployant un faste inouï, il régalait tout le monde, paysans comme grands seigneurs et la procession se terminait par une immense orgie.

Il fit décorer l'église paroissiale comme un salon ou un boudoir de dame. Mais il mit le comble à ses extravagances, à la mort de son père tué par le chagrin que lui causa sa méconduite.

Six aunes de la même étoffe furent distribuées à chaque habitant, les arbres portèrent des pleureuses. Voulant donner à son château quelque chose de l'aspect qu'offre le cheval qui suit le convoi funèbre de son maître, il le couvrit d'un immense crêpe.

Le canal coula de l'encre au lieu de l'eau et il poussa la frénésie du deuil jusqu'à s'informer, auprès d'un célèbre chimiste, des moyens qui existaient pour obtenir des chevaux des sécrétions lugubres. Bref, il voulut et il obtint, que ses chevaux pissassent noir. Détesté des seigneurs, il annoblit ses valets et ses serviteurs: La procession de la Fête-Dieu du 17 juillet dépassa toutes les orgies précédentes. Le vin y coulait en fontaine.

On établira en terre trois puits qu'on emplit de limonade. D'immenses bassins furent installés pour y puiser de la confiture; le marquis acheta vingt-cinq mille pots de fleurs et loua la présence de cent-cinquante prêtres, à plus de dix lieues à la ronde.

Cette procession fut sa perte; après bien des vicissitudes, Brunoy fut acquis par le comte de Provence, père de Louis XVI, et le malheureux marquis d'abord réfugié chez son ami François de Varennes au château de Bourron, mourut à Saint-Germain-en-Laye à trente-trois ans, victime d'une lettre de cachet. Il y retourne, en , chargé par Colbert, ministre de Louis XIV, d'une mission d'achat de manuscrits. Michel Wansleben ou Vansleb fut un personnage vraiment hors-série. Né en Thuringe en , fils d'un pasteur protestant, il fit de bonnes études à l'Université de Saxe, puis devint soldat, précepteur, commerçant, tout en étudiant avec ardeur les langues orientales.

Enfin, il fut chargé d'une mission en Orient par le souverain de Saxe. C'est pendant ce voyage qu'il se fit catholique, au Caire, puis il entra chez les Dominicains à Rome, dans ce couvent où Galilée avait été contraint d'abjurer ses convictions scientifiques.

Vansleb y travailla à ses récits de voyages et se perfectionna dans les langues orientales, domaine dans lequel il se fit rapidement une réputation européenne. Il lança à cet effet, vers l'Orient des dépisteurs de livres et de manuscrits rares.

Vansleb fut de ceux-là; pendant quatre ans, il parcourut tout l'Orient, non sans mésaventures: Colbert lui confia sans doute également une mission plus discrète: Dans son rapport, Michel Vansleb lui adressa un tableau très précis des denrées que l'on vend et achète à Alexandrie: On peut penser que certaines de ces démarches secrètes, avaient sans doute indisposé quelques puissants personnages qui s'en étaient plaints, et que Colbert l'avait froidement lâché.

Quoi qu'il en soit, le pauvre Vansleb, abandonné de tous, malade, sans ressources et las de se battre en vain pour son bon droit, finit par accepter les humbles fonctions de vicaire à Bourron, où il mourut en , à 44 ans.

Son curé, qui connaissait son mérite, l'inhuma dans l'église. Apprenant que Vansleb avait fini sa vie à Bourron, Champollion-Figeac chargea le curé Pougeois de retrouver sa tombe, ce qui fut fait. Cette tombe fut restaurée en grâce à une subvention spéciale accordée par Napoléon III, et telle qu'on peut la voir aujourd'hui 1.

On a vu d'autre part comment l'abbé Pougeois, pris de la passion pour l'infortuné Vansleb, écrivit une biographie de son héros. Grâce à l'entremise d'Octave Feuillet, successeur de Champollion-Figeac à la bibliothèque impériale, l'abbé Pougeois reçut un don personnel de Napoléon III qui lui permit de publier son livre en En libre lecture sur: En fait, il réunit en sa personne toutes les qualités et tous les défauts de l'aristocratie de cette époque glorieuse de la monarchie.

Léger, persifleur, bretteur, arrogant, coureur, arriviste, sans scrupules, il se moque des autres tout en gardant sa petite personne insolente et futile en grande estime. Il court perpétuellement après une sinécure, une protection, une prébende, une citadelle à prendre qu'elle soit féminine ou ennemie. Courageux, téméraire, paresseux, veinard, vantard, scandaleux, tapeur, volage, il trousse allègrement l'aimable cotillon à sa portée, et, de sa manière élégante et subtile de jolies épigrammes, égratignant chacun d'un bon mot pour le plaisir.

Bussy n'est point sot, mais vain. Il n'est point bête, mais suffisant. Vénal certes mais comme tous ceux de son rang qui vivent au-dessus de leurs moyens. Il s'acoquine volontiers, sans y trouver à redire ou se le reprocher, avec de franches canailles. Jeune il voulait être un "honnête homme", la vie l'ayant malmené, cabossé, il ne parvient même pas à être un homme honnête selon les canons pourtant très lâches de son siècle. Il méprise ceux qui réussissent comme Turenne, qui le lui rend bien ou Créqui qu'il diffame.

Il admire les puissants de la politique et de la finance aux basques desquels il s'accroche Mais le comte de Bussy n'est pas sérieux, il n'inspire pas confiance, il n'est fidèle ni en amour ni en amitié.

Même sa cousine Mme de Sévigné que son bel esprit amusait fort, le laissa tomber après avoir lu le cruel portrait qu'il fit à ses dépens, dans la Vie amoureuse des Gaules. Pourtant ce gentilhomme a de nombreux atouts dans son jeu. Ses malheurs et ses vicissitudes lui attirent la sympathie des dames.